LES FORCES FRANÇAISES à BERLIN.

 En application du protocole de Londres du 12 septembre 1944, les troupes alliĂ©s font leur entrĂ©e dans Berlin le 3 juillet 1945. Les premières unitĂ©s françaises, composĂ©es d´élĂ©ments prĂ©curseurs de la 1ère armĂ©e, 800 soldats et 60 officiers arrivent avec le gĂ©nĂ©ral de Beauschesne. Aucun secteur prĂ©cis ne leur Ă©tant affectĂ©, ils obtiendront après une journĂ©e l´autorisation du gouvernement anglais, de stationner temporairement Ă  Schulzendorf (quartier de Heiligensee).

 Le 7 juillet, la première mission française arrive Ă  Reinickendorf. Le secteur français, attribuĂ© Ă  partir des deux arrondissements  Wedding et Reinickendorf est allouĂ© Ă  partir du 12 aoĂ»t aux français.

Les Forces appartiennent à la 1ère division blindée, elles comprennent les éléments suivants:

le 1er escadron du 3ème régiment de chasseurs d´Afrique,
le 1er escadron du 9ème régiment de chasseurs d´Afrique,
la 1ère compagnie du premier régiment de zouaves,
la 1ère compagnie du 3ème régiment de zouaves,
ainsi qu´un premier détachement d´état major, forment les éléments précurseurs.

Dans les jours suivants, arrivent une compagnie du génie,
des éléments motorisés du 49ème bataillon d´Infanterie,
des blindés du 7ème régiment de chasseurs d´Afrique,
une compagnie de transmissions ( 816ème )
et un hôpital de campagne ( 425ème ).
Elles ne s´installeront au quartier NapolĂ©on, ancienne caserne “RĂ©giment GĂ©nĂ©ral Göring” qu´à partir du 18 aoĂ»t 1945, car seuls 20% des bâtiments du quartier sont encore utilisables.

Entre juillet 1945 et mai 1947 sont enregistrés vingt arrivées de régiments, compagnies ou détachements, quatorze départs, quatre relèves, deux dissolutions, celles des 151ème et 101ème régiments du génie, enfin une constitution, celle du premier régiment du génie.

LE GMFB et le CSFB ( Commandement du Secteur Français de Berlin ):

Afin de coordonner leurs activitĂ©s de contrĂ´le de l’Allemagne vaincue, les gouvernements des puissances alliĂ©s mettent en place diverses structures par les accords de Londres du 30 novembre 1944. La France n’y adhère que le 1er mai 1945.
Un premier organisme alliĂ© a autoritĂ© sur l’ensemble des zones occupĂ©es. Il regroupe « les quatre commandants en chef agissant ensemble en corps constituĂ© Â» et est dĂ©nommĂ© conseil de contrĂ´le, assistĂ© d’un « ComitĂ© de coordination Â» et de dix « Directoires Â» (jouant le rĂ´le de ministères). Tout le personnel français de ces diffĂ©rents organismes y participant est appelĂ© dès 1945 Groupement des Forces Françaises du Conseil de ContrĂ´le puis Groupe Français du Conseil de ContrĂ´le et Administration du Grand Berlin (GFCC).
La ville elle-même était dirigée par une Kommandantur interalliée et divisée en quatre secteurs dont chacun était confié à un des Alliés.
Le secteur français couvrait les deux districts de Reinickendorf et Wedding (initialement prĂ©vus dans le secteur britannique) et Ă©tait administrĂ© par le « Gouvernement Militaire français de Berlin) GMFB.
Le 16 juin 1949, le conseil de contrĂ´le est officiellement dissous lorsque les trois zones occidentales donnent naissance Ă  la RĂ©publique FĂ©dĂ©rale Allemande, il est remplacĂ© par une haute commission alliĂ©e. Le haut commissaire français en Allemagne, l’ambassadeur AndrĂ© François PONCET assure alors l’autoritĂ© exercĂ©e jusque lĂ  par le commandant en chef.
Au sein des trois alliés occidentaux le Gouvernement Militaire Français de Berlin
(GMFB), le gĂ©nĂ©ral commandant les forces portait jusqu’a la date du 3 octobre 1990, le titre de gouverneur militaire français de Berlin (le GMFB). Ce rĂ´le Ă©tant devenu caduc  avec la rĂ©unification allemande, il portera le titre de commandant des forces françaises stationnĂ©es Ă  Berlin (le CFFSB). Il sera assistĂ© dans cette fonction par un Ă©tat-major qui aura sous ses ordres directs un dĂ©tachement de sĂ©curitĂ©.
Le gouvernement militaire français de Berlin comporte Ă  peu près l’organigramme suivant:
Le commandement F.F.S.B (gĂ©nĂ©ral COMFOR), le cabinet du gĂ©nĂ©ral, la cellule de coordination , l’AKB ou la Kommandatura InteralliĂ©e de Berlin, l’ASB Allied Staff Berlin ou Alliierten Stabes Berlin (l’Ă©tat-major InteralliĂ©) appelĂ© aussi EMAB (Ă©tat major alliĂ© de Berlin), le dĂ©tachement de liaison.
L’Ă©tat major et ses quatres bureaux (E.M.B1, E.M.B2, E.M.B3, E.M.B4)
Le détachement du quartier général (Q.G) , le service général, le bureau de garnison.

La fonction “combat” des forces fĂ»t assurĂ©e par un rĂ©giment d’infanterie, un rĂ©giment de l’arme blindĂ©e cavalerie et une compagnie du gĂ©nie, ces forces forment le GROUPEMENT TERRE. Les Ă©lĂ©ments AIR sont formĂ©s par la base aĂ©rienne 165 de Berlin-Tegel.

LE 46ème REGIMENT d’INFANTERIE
C’est en 1644 que naĂ®t le 46ème sous le nom de « MAZARIN FRANÇAIS Â». Il devient ensuite « REGIMENT DE BRETAGNE Â» puis « 46 DEMI-BRIGADE Â». En 1763. le MarĂ©chal DE SAXE crĂ©e les premières Musiques Militaires. Depuis lors, la Musique du 46ème R.I. participe aux actions du RĂ©giment.
Après la rĂ©volution française, le son des fifres et de ses tambourins a entraĂ®nĂ© tous les hommes du Corps, dont le plus illustre « LA TOUR d’AUVERGNE Â» fait premier grenadier des ArmĂ©es de la RĂ©publique par BONAPARTE 1er Consul.
ReconstituĂ© en 1944, le rĂ©giment renaĂ®t de ses cendres lors de la libĂ©ration de la France, il devient 46ème Bataillon d'Infanterie et reçoit le 11 janvier 1945, son drapeau des mains propres du GĂ©nĂ©ral de Gaulle. Il est Ă  la Rochelle lorsque intervient l’armistice du 8 mai 1945.
Ensuite, il participe à l'occupation de l'Allemagne en Rhénanie de 1945 à 1947 avant de venir occupé Berlin le 4 novembre 1947. Il y assurera les missions de souveraineté puis de protection de la ville.

Durant le blocus son statut change, il devient autonome et forme corps le 25 dĂ©cembre 1948. C’est un rĂ©giment d’appelĂ©s, spĂ©cialisĂ© dans le combat en zone urbaine. Il sera Ă©quipĂ© de vĂ©hicules de l’avant blindĂ©s (VAB), de mortiers de 120 mm, de missiles antichars MILAN et de canons de 20mm antiaĂ©riens. Depuis  juillet 1949 la formation musicale fanfare de la 10ème demi-brigade est transformĂ©e en musique du corps. Elle s’efforcera de dĂ©fendre une haute rĂ©putation et maintiendra une image de rigueur, de richesse et d’originalitĂ© digne de la France Ă  Berlin.
La musique du 46 constituera la section autonome de défense antiaérienne du corps (SADAA).
La musique qui a tenu garnison Ă  Berlin pendant 40 ans appartenant au RĂ©giment de la Tour d’Auvergne, le 46ème R.I. dont les noms inscrits sur son drapeau sont particulièrement Ă©loquents.
Cette musique que dirigea FĂ©lix Boyer, se trouvait au moment des combats de 1915 sous la direction du Sous-Chef de Musique Claude Laty. Il devait ĂŞtre nommĂ© Chef peu après et devenir par la suite le premier Chef de la musique de l’Air.
En 1980, et pour la première fois depuis 65 ans, une cĂ©rĂ©monie militaire avait Ă©tĂ© organisĂ©e Ă  la Butte de Vauquois (Meuse). Si la musique du 46ème Ă©tait venue de Berlin Ă  cette occasion, c’est que prĂ©cisĂ©ment, les musiciens du 46ème  de 1915 payèrent Ă  cet endroit un lourd tribut Ă  la patrie.
Au cours de la Première Guerre Mondiale. le rĂ©giment après s’ĂŞtre particulièrement distinguĂ© sur la Marne, va participer de fĂ©vrier 1915 Ă  juillet 1916 Ă  la guerre des tranchĂ©es Ă  Vauquois. Tout au long de son sĂ©jour le 46ème fera preuve d’une tĂ©nacitĂ© exemplaire.
Les assauts de la crĂŞte de Vauquois se multiplièrent. Français et Allemands passent des mois Ă  quelques mètres les uns des autres, se faisant une terrible et tenace guerre de mines et d’engins de tranchĂ©e, sans que jamais aucune progression s’effectue d’aucun cĂ´tĂ©. Vauquois devient un enfer, les pertes sont cruelles et les tirs de l’artillerie ennemie dĂ©truiront Ă  jamais le village.
La « DĂ©pĂŞche de la Meuse Â» et notre ami Jacques Harbulot nous ont rappelĂ© que c’est le 28 fĂ©vrier 1915, sous la bruine glacĂ©e du matin qu’eut lieu l’assaut de la crĂŞte de Vauquois oĂą se trouvait un observatoire d’une grande importance stratĂ©gique. Il nous est prĂ©cisĂ© que la Musique du RĂ©giment Ă©tait sur les lieux oĂą, stimulant les combattants, elle devait exĂ©cuter la sonnerie « la charge Â» et l’hymne national dans les conditions que l’on devine.
C’est lĂ  que tombèrent DelaĂ®tre et RĂ©gnier (flĂ»tistes), Engels (alto) Tillocher (basse) Magny (baryton) et un jeune artiste du nom de Blanchard. De vĂ©ritables scènes d’hĂ©roĂŻsmes se dĂ©roulèrent dans les rangs des musiciens dont les plus valides durent en outre, après le combat, brancarder les blessĂ©s et les morts.
La musique du 46ème se vit dĂ©cerner une citation Ă  l’ordre de l’ArmĂ©e qui fĂ»t reçue quelques semaines plus tard par son chef Claude Laty, lui-mĂŞme citĂ© Ă  titre personnel.  Il nous a semblĂ© que pour toutes sortes de raisons, un tel Ă©pisode ne pouvait nous laisser indiffĂ©rents
Le 46ème R.I. a la garde d’un drapeau qui porte dans ses plis en lettres d’or les batailles de :

ZURICH 1799 – AUSTERLITZ 1805 – LA MOSCOWA 1812 – SEBASTOPOL 1855-1859 – LA MARNE 1914 – VAUQUOIS 1915 – NOYON 1918.
Son drapeau aux deux couleurs aurore et noir porte la devise “ PlutĂ´t mourir que faillir “ Ă  laquelle il est toujours restĂ© fidèle.
Son refrain est le suivant :
 Â»La Tour d’Auvergne est mort au champ d’honneur quel malheur. Â»
De par son jumelage avec la commune de Wedding, le 46ème RI cultivera de fructueux contacts, officiels et privĂ©s, avec Ă©diles et habitants de cet arrondissement. Les rencontres majeures ont pour thème le sport, la culture, les cĂ©rĂ©monies, les fĂŞtes de NoĂ«l et le monde des handicapĂ©s.(Ă©cole d’enfants atteint de surditĂ©  Albert Gutzmann de Wedding).
 Le rĂ©giment de " La Tour d’Auvergne " est l'une des deux seules formations françaises, avec le 11ème RĂ©giment de Chasseurs, Ă  avoir tenu le crĂ©neau pendant près d'un demi-siècle sur le front le plus exposĂ© de la Guerre Froide jusqu'Ă  sa dissolution " FERME POUR CAUSE DE VICTOIRE ", le 14 septembre 1994.
 Il sera en 1995, recréé Ă  Vincennes en rĂ©giment de rĂ©serve avec des Ă©lĂ©ments dĂ©rivĂ©s du 24ème RĂ©giment d'Infanterie ( d'active).

 Outre ces prestigieuses batailles le 46ème RĂ©giment d’Infanterie est deux fois dĂ©corĂ© de la croix de guerre avec une palme pour les campagnes de 1914-1918 et de 1939-1945, de la mĂ©daille d’or de Milan, et depuis 1994 des flammes de l'armĂ©e de la RĂ©publique FĂ©dĂ©rale Allemande et de la ville de Berlin.

La 110ème COMPAGNIE du GENIE:
La 110ème compagnie du gĂ©nie, appui indispensable des deux rĂ©giments, est issue de la section crĂ©e Ă  Berlin en 1969. ( Dès 1945, le gĂ©nie français poursuis les travaux de remise en Ă©tat du quartier NapolĂ©on, ces rĂ©fections s’Ă©chelonneront sur une dizaine d’annĂ©es, en partie Ă  cause du blocus de 1948-1949).
Emanation de la 1ère compagnie du 10ème rĂ©giment du gĂ©nie de Spire, elle prendra le nom de 110ème compagnie du gĂ©nie le 1er aoĂ»t 1985. Jusqu’ au 15 mars 1990, date de son rattachement au groupement de soutien des forces, elle assura la mission “combat” de la direction du gĂ©nie.

Le GROUPEMENT des SERVICES:
En 1968, une nouvelle structure est donnée aux forces françaises de Berlin avec la création d´un groupement des forces aux ordres du Colonel adjoint pour le commandement des troupes et services du secteur français de Berlin.
 Ce groupe prendra l´appellation de groupement de soutien le 1er juillet 1991. Cette formation assurera le soutien administratif et technique de l´ensemble du groupement terre des forces françaises stationnĂ©es Ă  Berlin.
La fonction “soutien” regroupe l’ensemble des services qui permettront d’assurer le bon fonctionnement du quartier NapolĂ©on. L’entretien des infrastructures et la mise en oeuvre des installations techniques dĂ©pendront de la direction du gĂ©nie. Les dĂ©placements (bus, vĂ©hicules et train militaire relèveront de la direction des transports et de la circulation de Berlin (DTCB). L’alimentation et l’habillement seront du ressort du 501ème Ă©tablissement mixte des subsistances et de l’habillement (EMSH). D’autres services ayant des missions spĂ©cifiques complèteront cette structure, parmi eux le centre hospitalier des armĂ©es Pasteur (CHA), le bureau payeur, le bureau postal militaire (BMP 600) en place depuis 1945, la direction du matĂ©riel (DDM), la direction des tĂ©lĂ©communications et systèmes d’information (DTSI) dont la 11ème compagnie lĂ©gère de Transmissions ( 11ème CLT), dont la station de retransmission de la radio française (France Inter) Ă  Berlin situĂ©e dans la citĂ© Foch,   tous les diffĂ©rents restaurants et mess ( cantine allemande, mess du sergent Brocard, cercle de Lattre de Tassigny), la direction des affaires administratives et financières (DAAF), le service des affaires gĂ©nĂ©rales (SAG)...
Certaines composantes des forces se trouvent en dehors du quartier NapolĂ©on. Il s’agit de la gendarmerie et de la base aĂ©rienne.

La DTMVF devenue DTCB ( DIRECTION des TRANSPORTS):
Pour la petite communautĂ© française, le train militaire français de Berlin (TMFB) reste le lien le plus tangible avec l’hexagone. Pendant les premières annĂ©es, les amĂ©ricains accordent aux français l’hospitalitĂ© dans leur gare de Wansee, au sud-ouest de la ville. Mais en avril 1947, le gouvernement militaire doit se mettre en quĂŞte d’un propre emplacement. Le choix de Tegel, bien situĂ© au cĹ“ur du secteur français, s’impose. La direction du gĂ©nie met rapidement en place les infrastructures nĂ©cessaires. Le 6 dĂ©cembre 1947, le bâtiment principal, qui Ă©voque quelque peu le pays basque avec ses colombages bruns sur fond de couleur crème, est inaugurĂ© en prĂ©sence du gĂ©nĂ©ral Ganeval. Ce bâtiment recevra les voyageurs du TMFB durant 47 ans, le train effectuant trois allers et retours hebdomadaires entre Strasbourg et la gare française de Berlin-Tegel.  Quittant Tegel chaque mardi, jeudi et samedi soir vers 17 heures, il arrivera en retour de Strasbourg les lundi, jeudi et samedi matin vers 7 heures 30 et sera accueilli au son de l’air cĂ©lèbre de « Berliner-Luft Â» par les haut-parleurs de la gare. Le 30 aoĂ»t 1994 sera officiellement cĂ©lĂ©brĂ© le dernier dĂ©part du train de la gare de Tegel avec Ă  sa tĂŞte la locomotive Ă  vapeur 65-1057, pour faire vibrer une dernière fois le cĹ“ur des amis de la sociĂ©tĂ© ferroviaire allemande. En rĂ©alitĂ©, le 17 septembre 1994, un dernier Train Militaire Français de Berlin au dĂ©part de la gare française de Tegel effectuera l’ultime voyage Berlin - Strasbourg ramenant les contingents de la classe 1993/12 derniers Ă©lĂ©ments des troupes françaises stationnĂ©es Ă  Berlin, vers la mĂ©tropole. En AoĂ»t 1994, un wagon aux couleurs du TMFB rejoint par convoi exceptionnel routier le musĂ©e des alliĂ©s de Berlin, depuis il est exposĂ© au musĂ©e…

LES ORGANISMES ADAPTES DES FORCES FRANCAISES:
La D.A.A.F (direction des affaires administratives et financières) comporte la direction, le service des affaires générales, le service du logement, le service du personnel (avec le bureau du personnel allemand (PCA)), le service informatique, les affaires financières (crédit FODI), les douanes et la section juridique.
les organismes adaptĂ©s comprendront Ă©galement le P.P.S.D (poste de protection et de sĂ©curitĂ© de la dĂ©fense), le service de santĂ© (hĂ´pital des armĂ©es “Louis Pasteur”), l’infirmerie de garnison, le centre mĂ©dical de Foch (dispensaire familial), le district social, le dĂ©tachement des essences, le bureau FZ ( bureau d’immatriculation des voitures françaises Ă  Berlin), le bureau payeur (BP), le bureau postal militaire (BPM), la CAT (compagnie auxilliaire de transports), la CLT (compagnie lĂ©gĂ©re des transmissions), la DSM (direction du service du matĂ©riel) devenue (D.D.M), le GSMT (groupement des services du matĂ©riel des transmissions), les aumoneries.

A ces organismes suivent tout un ensemble d’environnement:
La paierie particulière de Berlin, les Ă©conomats “Pasteur, Foch, Guynemer”, les Ă©coles françaises “Saint-ExupĂ©ry, La Fontaine, Victor Hugo”, le collège “Voltaire”, le Collège Français de Berlin de Berlin-Tiergarten, le centre TALMA, le pavillon du lac, les hotels extĂ©rieurs, l’aiglon, le centre français de Wedding, les cercles de Lattre de Tassigny et sergent Brocard, les foyers d’armĂ©e “NapolĂ©on et BerthĂ©zène”, les jardin d’enfants et garderie, la pharmacie et diverses associations dont la 1145ème section des mĂ©daillĂ©s militaires et l’ACCSB (association des clubs culturels et sportifs de Berlin), les associations de parents d’Ă©lèves, les bureaux d’assurances (GAN, BAMAFI) et les bibliothèques.

Toute cette structure ne changera pas jusqu´au 3 octobre 1990, date de la réunification de l´Allemagne et de la suspension des droits et responsabilités des alliés sur Berlin. A cette date le secteur français de Berlin disparaît.
L´ensemble du dispositif français, le Groupement des Forces du Secteur Français de Berlin ( G.F.S.F.B ) maintenu sur place Ă  la demande des autoritĂ©s allemandes prend l´appellation de “ Forces Françaises StationnĂ©es Ă  Berlin “ ( F.F.S.B ).

En effet le statut de Berlin prenant fin le 31 octobre 1990, avec l’unification allemande, un accord de stationnement bilatĂ©ral franco-allemand ayant Ă©tĂ© signĂ© le 25 septembre, prenant comme base de dĂ©part l’ultime rĂ©union des 4 + 2 Ă  Moscou le 12 septembre 1990, consacrant la fin de la guerre froide. Quand Ă  sa durĂ©e, son article 10 stipulait qu’aucune modification ni amendement ne pouvant ĂŞtre introduit ou prĂ©sentĂ© avant 12 mois rĂ©volus, soit le 12 septembre 1991. Et, l’article 11 mentionnait que cette modification ou amendement ne pourrant ĂŞtre suivi d’effet avant 12 mois rĂ©volus soit le 12 septembre 1992.
Les troupes françaises sont donc Ă  Berlin Ă  la demande du gouvernement allemand, Ă  la lettre et en l’Ă©tat jusqu’au 12 septembre 1992, et dans l’esprit jusqu’au 31 dĂ©cembre 1994, par symĂ©trie avec la prĂ©sence soviĂ©tique sur le sol allemand.
C’est la première fois dans l’histoire de l’humanitĂ©, que des troupes victorieuses passent successivement et en parfaite transition de la condition de forces d’occupation, Ă  celles de forces de protection puis Ă  celles de forces invitĂ©es.

L’ensemble du dispositif français sera opĂ©rationnel jusqu´au 31 mars 1994, les 46ème rĂ©giment d´infanterie et 11ème rĂ©giment de chasseurs seront dissous et radiĂ©s de l´ordre de bataille le 14 septembre 1994 Ă  24 heures.

Les drapeaux du 46ème RI et de la 21ème Escadre de Bombardement, avec l’Ă©tendard du 11ème RCh rejoindront le Service historique de l’armĂ©e de terre Ă  Vincennes, après avoir reçus les 26 et 27 mars 1994, les flammes de la Bundeswehr par le chef d’Ă©tat-major des forces armĂ©es fĂ©dĂ©rales, le gĂ©nĂ©ral  Naumann et celle de la ville de Berlin par M. Diepgen, maire-gouverneur.

Les clefs du quartier NapolĂ©on seront remises aux autoritĂ©s allemandes de la Bundeswehr le 28 septembre 1994 par les Ă©lĂ©ments liquidateurs des Forces, dont le colonel Rousselet, lesquels descendront pour la dernière fois les couleurs françaises flottantes depuis 1945 Ă  l’entrĂ©e du quartier NapolĂ©on.

Le 5 janvier 1995, le quartier NapolĂ©on prendra le nom de “ Julius-Leber-Kaserne” en hommage au politicien allemand, soldat, social dĂ©mocrate et militant de la rĂ©sistance Julius Leber, exĂ©cutĂ© Ă  la prison de Berlin-Plötzensee cinquante ans auparavant le 5 janvier 1945.

Cette caserne redevenue allemande abritera le VBK 100 ( l’Etat major et la Compagnie de Commandement 100 ) une Compagnie de sĂ©curitĂ©, le Bataillon de la garde du ministère de la dĂ©fense, le Corps de musique de l’armĂ©e, une partie du Corps des transmissions de l’armĂ©e, le Centre de santĂ© de Berlin, une Compagnie de l’Ă©cole de santĂ©, la Centrale de l’institut de santĂ©, le Corps des subsistances Est, le Commandement de la brigade sanitaire Est, une Compagnie de la brigade sanitaire Est, le Bataillon sanitaire 410, le Bataillon des transmissions de campagne 430 et elle abritera aussi le ministère de la dĂ©fense allemande....

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Pendant presque un demi siècle, de juillet 1945 à septembre 1994, ce sont environ 120.000 soldats français qui furent stationnés à Berlin. En premier en tant que force d´occupation de la ville, puis au début de la guerre froide en tant que force de protection de Berlin et de ses habitants.
Enfin en 1990, force invitée sur un territoire étranger redevenu souverain, les forces françaises stationnées à Berlin porteront témoignage de la présence de la France au coeur même d´une Europe ou la géographie a retrouvé ses droits et pris le pas sur les querelles de l´Histoire
.

A l’occasion du 10ème anniversaire du dĂ©part des troupes d’occupation et de protection de Berlin
et de l’Allemagne, un dĂ©pĂ´t de gerbes eut lieu le samedi 12 juin 2004 au mĂ©morial
BERLIN DANKT FRANKREICH” créé par l’architecte, peintre et sculpteur suisse Max Bill, inaugurĂ© le 7 septembre 1994 et situĂ© devant l’entrĂ©e de la Julius-Leber-Kaserne
(ancien Quartier Napoléon)

Ces dix huit blocs de granit aux couleurs françaises et allemandes symbolisent la solidarité
 que dĂ©cerne la population berlinoise Ă  la France, en l’honneur du demi-siècle de protection.
cette sculpture étendue sur deux fois six mètres fût financée par une collecte locale des deux arrondissements Wedding et Reinickendorf..

Le 22 novembre 2005 à 17 heures, est inaugurée une nouvelle illumination nocturne et tricolore du mémorial, rendant toute la splendeur au monument.

LivreBERLIN

Ouvrage réalisé par
les Forces Françaises Stationnées à Berlin
sous la direction du Général
Jean Brullard

impression: Service des Affaires Générales
Direction des Affaires Administratives et Financières du Quartier Napoléon.
 SIRPA-TERRE-1994
154 pages, 200 photos inédites
3500 exemplaires au profit de
l’Association pour les Victimes des OpĂ©rations ExtĂ©rieures (prix exceptionnel de 50 Francs)
Versions langues française et allemande..

BERLIN
Des Français au service de la Liberté

Ce livre fĂ»t vendu en aoĂ»t 1994 au foyer des armĂ©es du Quartier NapolĂ©on et devint introuvable dès 1995. La parution de sa couverture maintenant pourra peut ĂŞtre vous donner une image de son existence et peut ĂŞtre aussi le reconnaitrez-vous par hasard sur une brocante, ou dans une vente aux enchères. C’est très rare Ă©galement, mais avec les annĂ©es qui passent, tout peut arriver. Ne perdez pas espoir.

                 Les Ă©cussons portĂ©s par les forces françaises Ă  Berlin

     Un premier Ă©cusson, insigne en tissu brodĂ© en fil ou en cannetille est portĂ© Ă  3 cm en dessous de la couture de l’Ă©paule, sur la manche gauche par les forces françaises d’occupation du Grand Berlin Il cĂ´toie les insignes des TOA (troupes d’occupation de l’Allemagne), des forces de la libĂ©ration (comportant la croix de Lorraine) et du G.M.Z.F.O (Gouvernement Militaire de la Zone Française d’Occupation).
ElaborĂ© dès 1945 par la section de cartographie du GFCC qui occupait dès septembre 1945 un bâtiment situĂ© au 67 Sigismundkorso Ă  Frohau, puis un bâtiment au centre Jeanne d’Arc situĂ© 268 Ruppiner Chaussee Ă  Schulzendorf zu Heiligensee, (tĂ©moignage en 2007 de Mr Henri Cottu Berlin 8/8/1945 – 10/9/1950) rĂ©alisĂ© uniquement suivant un modèle spĂ©cifique en forme d’Ă©cu arrondie sur sa partie supĂ©rieure, sur fond de deux couleurs bleu Ă  gauche et rouge Ă  droite, comportant un liserĂ© intĂ©rieur de couleur jaune, sur sa partie infĂ©rieure sur fond blanc ; le pourtour du grand Berlin reprĂ©sentĂ© par l’inversion des deux couleurs rouge Ă  gauche et bleu Ă  droite comportant l’inscription BERLIN en majuscules noires, surmontĂ© des quatre lettres en jaune majuscules G F dans la partie bleu pour Groupe Français et C C dans la partie rouge pour Conseil de ContrĂ´le, sĂ©parĂ©es par points jaunes.
En 1949, Ă  la disparition du conseil de contrĂ´le, l’Ă©cusson tricolore GFCC ne correspondant pas Ă  un arrĂŞtĂ© du 30 mars 1946 (article 3 paru au Journal Officiel du 30 mars 1946), portĂ© par le personnel français de cet organisme disparaĂ®t.

 

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Le second et dernier Ă©cusson ou insigne en tissu portĂ© sur la manche droite par l’ensemble des forces Françaises jusque leur dissolution en 1994 remonte (Ă  ma connaissance actuelle) Ă  1949 (remplacement du Conseil de ContrĂ´le par les Gouvernements Militaires des AlliĂ©s occidentaux)
En forme d’Ă©cu, horizontal Ă  sa partie supĂ©rieure, sur fond bleu nuit entourĂ© d’un liserĂ© jaune, en son centre un pourtour jaune du secteur français de Berlin en bleu clair comporte le drapeau tricolore de la France surmontant la lettre majuscule jaune N pour NapolĂ©on ou quartier NapolĂ©on dans un cercle noir bordĂ© de jaune ; sur la partie supĂ©rieure BERLIN en lettres majuscules jaune. (L’Ă©cusson en tissu brodĂ© et portĂ© sur les tenues de sortie et de parade fut, pour les officiers, cousu sur une feutrine dĂ©bordante de couleur noire depuis les annĂ©es 1970. Ce pourtour noir renforçant le contraste.)

 

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                Les dossiers et archives du patrimoine

de la Kommandatura interalliée
du Groupe français du Conseil de contrôle (GFCC)
et du Gouvernement militaire français de Berlin (GMFB) sont conservés au :

              Bureau des Archives de l’Occupation française en Allemaggne et en Autriche
              CitĂ© administrative - Bâtiment J
              3, rue Fleischhauer
              F - 68026 COLMAR cedex



                    Kommandatura interalliĂ©e (KI)

Les archives de la Kommandatura interalliĂ©e comprennent les dossiers produits par les Commandants supĂ©rieurs, leurs dĂ©lĂ©guĂ©s, des secrĂ©taires et des comitĂ©s et groupes de travail. Ce fond permet d’apprĂ©hender la gestion de l’administration municipale de la ville de Berlin par les puissances alliĂ©es.

Instrument de recherche : un recolement complet est en cours de réalisation.

           Groupe français du Conseil de contrĂ´le (GFCC)

Les dossiers sont organisés en 5 sections:

- Autorité alliée de contrôle
- Délégation économique et financière
- Division de l’information
- Direction générale des affaires administratives
- DĂ©lĂ©gation française auprès du comitĂ© quadripartie d’Ă©tude et de renseignement (DFCQER)

Instrument de recherche : recolement et bordereaux de caisse en cours de reprise.

         Gouvernement militaire français de Berlin (GMFB)

Les archives du Gouvernement militaire français de Berlin (GMFB) sont organisées en 16 sections:

- Division politique
- Secrétariat
- Service économique et financier
- Service transport et PTT
- Service travail
- Direction des services administratifs et financiers, service de la circulation
- Affaires culturelles
- Service information
- Service de presse
- Service des personnes déplacées et réfugiées
- Tribunal militaire international de Nuremberg
- Conseiller politique du Commandant en chef français en Allemagne (CCFA)
- Tribunaux
- Service juridique
- Service de la Sûreté
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Instrument de recherche : deux receuil de bordereaux de caisse en cours de reprise


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