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Le REGIMENT de la TOUR d’AUVERGNE
Créé le 4 février 1644, au début du règne de Louis XIV, durant la période noire de la guerre de Trente Ans, le régiment prend au début l'appellation de " MAZARIN - FRANCAIS ". En 1651, il fût
rebaptisé " BRETAGNE " et il participe vaillamment aux guerres de la monarchie du Roi Soleil et contribue à la cause de l’indépendance américaine. Son drapeau aux deux couleurs aurore et noir
porte la devise “ Plutôt mourir que faillir “ à laquelle il est toujours resté fidèle.
Par décret du 18 août 1790, il devint en 1791 46ème régiment de ligne et participe aux combats de la
jeune république française.
De 1800 à 1815, le régiment sillonne toute l'Europe sur les traces de l'Aigle Durant la campagne du Donau, le régiment combat à Hohenlinden , il porte depuis
la mort du premier grenadier de France, l’un de ses officiers tombé héroïquement le 27 juin 1800 au champ d’honneur à Oberhausen, le nom de " La Tour d’Auvergne ", dont le corps repose au
Panthéon, Bonaparte ordonna que son nom soit désormais accolé à celui du régiment. En 1805, il combat encore aux côtés du 11ème Régiment de Chasseurs à la bataille d'Austerlitz. Durant la campagne
d'Allemagne, le régiment arrive à Berlin pour la 1ère fois le 21 novembre 1806, il sera présenté deux jours plus tard à l'empereur.
En 1807, il participe à la campagne de Russie, en 1809 à celle d'Autriche. Il combat encore en 1812 à La Moskova, fût presque décimé aux cours de la bataille sur la Bérézina.
Organisé de nouveau en 1813, il prend part aux combats près de Leipzig la même année.
Dissous en 1815, il est recréé de la Légion d'Indre et Loire, durant la guerre de Crimée, il contribue à
la prise de Sébastopol en 1855.
En 1914, de la guerre mouvement à la guerre de position, il participe aux combats de la Marne, il s'illustre dès 1915 à Vauquois et ne quittera le secteur que le 26
juillet 1916. Cette bataille ne lui rapportera aucune citation, mais elle sera inscrite sur son drapeau. En 1916, il combat ensuite sur la Somme, dans l'Aisne en 1917 et le régiment se distingue à Noyon
en 1918, ou il est fier d'avoir barré la route de Paris à l'ennemi. Ensuite il se rend en Alsace ou il participe aux derniers combats décisifs de la victoire.
Le 28 novembre 1918, le régiment
est cité à l'ordre de la 5ème Armée française, ses pertes s'élèvent alors à 3684 tués ou disparus, dont 76 officiers.
Entre les deux guerres, il est stationné dans les environs de Paris. Fidèle
à sa devise, Il succombe héroïquement sur l’Aisne à Asfeld le 10 juin 1940: il reste alors 6 officiers, 8 sous-officiers et 82 soldats.
Mais il sera dissous dès la création de l'armée d'armistice. Reconstitué en 1944, le régiment renaît de ses cendres lors de la libération de la France, il devient 46ème Bataillon d'Infanterie et
reçoit le 11 janvier 1945, son drapeau des mains propres du Général de Gaulle. Il est à la Rochelle lorsque intervient l’armistice du 8 mai 1945. Ensuite, il participe à l'occupation de l'Allemagne en
Rhénanie de 1945 à 1947 avant de venir occupé Berlin le 2 novembre 1947. Il y assurera les missions de souveraineté puis de protection de la ville.
Le régiment de " La Tour d’Auvergne "
est l'une des deux seules formations françaises, avec le 11ème Régiment de Chasseurs, à avoir tenu le créneau pendant près d'un demi-siècle sur le front le plus exposé de la Guerre Froide jusqu'à sa
dissolution " FERME POUR CAUSE DE VICTOIRE ", le 14 septembre 1994.
Il sera en 1995, recréé à Vincennes en régiment de réserve avec des éléments dérivés du 24ème Régiment d'Infanterie (
d'active).
Son drapeau porte les noms des victoires suivantes
ZURICH 1799 AUSTERLITZ 1805
La MOSKOVA 1812 SEBASTOPOL 1855
La MARNE 1914 VAUQUOIS 1915
NOYON 1918
Outre ces prestigieuses batailles le 46ème Régiment
d’Infanterie est deux fois décoré de la croix de guerre avec une palme pour les campagnes de 1914-1918 et de 1939-1945, de la médaille d’or de Milan, et depuis 1994 des flammes de la République Fédérale
Allemande et de la ville de Berlin, pour son engagement pour la paix et la liberté.
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